
Directeur de recherche : François Picard
Dans le domaine des instruments traditionnels en Iran et pendant la première moitié du XXe siècle, c'est sans doute le santûr iranien qui s'est le plus transformé en relation avec le nombre très restreint de spécialistes et de maîtres de cet instrument. Il faut noter que l'apparition de cet instrument dans la musique savante pourrait être relativement tardive car il n'en existe aucune représentation antérieure à l'époque Qâjâr (1786-1925) ; il est donc bien difficile d'affirmer quoique ce soit sur l'origine et le pays d'origine de l'instrument.
Avant 1940, les fabricants de santûr n'étaient pas des spécialistes mais plutôt des luthiers qui construisaient habituellement des târ-s et des setâr-s. Ce n'est qu'après 1940 que certains luthiers ont commencé à se spécialiser dans la fabrication du santûr.
À partir d'une réflexion sur les premiers enregistrements (entre 1906 et 1928), cette thèse s'efforcera de déterminer s'il existe un répertoire propre au santûr classique iranien et de mettre en valeur les grandes personnalités, les écoles si elles existent, les divers courants contemporains dans l'art de jouer cet instruments. Finalement, nous arriverons peut-être à nous rendre compte oł en est actuellement le santûr classique et quel est son avenir et son rôle dans la société iranienne. Cette étude concerne un type de musique que l'on peut qualifier d'« authentique » ou de « classique » ou encore de « musique d'art » et que les Iraniens eux-mêmes désignent par l'expression « musique traditionnelle » (musiqi-é sonnati). Aujourd'hui encore, on continue d'ailleurs à polémiquer pour savoir comment qualifier la musique iranienne basée sur le radif.
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